Etude : L'impact de la digitalisation sur le marché de bureaux

crédit photos couv / nextdoor

Depuis quelques années, les acteurs de la Net économie (e-services, e-commerce, réseaux sociaux, médias en ligne, publicité en ligne, marketing digital, portails internet, télécoms, activités informatiques, hébergement, jeux vidéo, électronique, objets connectés…) font florès sur le marché de bureaux, balayant les acteurs économiques historiques et devenant incontournables dans les projets de développement tertiaires.

 

La digitalisation à marche forcée de l’économie bouscule les organisations, le rapport au travail et les modèles économiques établis...

 

La Net économie alimente le quart de la croissance française et pèsera bientôt le tiers !

Avec 114 000 entreprises en France et 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires, le digital et ses start-up innovantes s'imposent comme l'un des moteurs économiques de la ville d'aujourd'hui et de demain.

Le numérique pèse même déjà plus lourd que certains secteurs clés français en terme de valeur ajoutée comme l’énergie et l’agriculture.

Si, historiquement, le Quartier Central des Affaires parisien (principalement les 2ème et 9ème arrondissements) accueille des acteurs de la finance, du luxe et de la presse, la nouvelle économie vient désormais bouleverser la donne avec des entreprises spécialisées dans les réseaux sociaux, l’e-commerce ou les web médias. La Net économie investit massivement le quartier, devenu le symbole affiché de leur réussite éclair (Blablacar, Leetchi, Le Bon Coin, WeWork, Airbnb, Indeed, Twitter, Facebook…), et ce malgré des loyers avoisinant 770 euros le mètre carré par an.


La dernière enquête annuelle sur les quartiers les plus prisés à Paris, en petite couronne, à Lyon et à Marseille, publiée par BureauxLocaux.com, confirme que les nouveaux décideurs sont prêts à payer cher l'hyper-centralité pour séduire leurs salariés.

→ Objectif : être là où sont les talents, attirer les meilleurs d’entre eux, au premier rang desquels les développeurs que s'arrachent start-up et grands groupes lancés dans la transformation numérique ; ces profils issus de la « génération Y » (moins de 30 ans), travaillent sans horaires et ne souhaitent pas s'exiler dans des quartiers d'affaires vides, sans vie après 18 heures, et insuffisamment desservis.

De fait, le désamour pour les traditionnels quartiers d’affaires s’amplifie : de plus en plus de salariés - digital natives pour l’essentiel - souhaitent travailler là où ils habitent, et les entreprises cherchent aussi à s’implanter là où il y a du logement.


L’étude révèle que sept communes des Hauts-de-Seine occupent les dix premières places du palmarès des villes préférées des sociétés de petite couronne avec, en tête pour la deuxième année consécutive, Boulogne-Billancourt, qui  devance Neuilly, Levallois, Nanterre et Issy-les-Moulineaux, La Défense n’arrivant qu’à la sixième place. Ce n’est pas un hasard si de grands groupes comme Renault, FDJ, Boursorama, AccorHôtels ou encore La Poste, ont fait le choix de Grand Paris Seine Ouest, au plus près des grandes écoles et de l’écosystème start-up.

 

...induisant de nouveaux modes de travail
 

Le marché de bureaux est profondément impacté par des changements à la fois organisationnels, générationnels et technologiques initiés en 2008

L’arrivée de nouvelles générations sur le marché du travail qui place le bien-être au travail comme un élément prioritaire et le collaboratif comme un mode de coopération naturel, des entreprises de plus en plus centrées sur leur cœur de métier et qui externalisent le reste, mais aussi de plus en plus interconnectées de manière virtuelle via le numérique - concept de l’entreprise étendue, collaborative, 2.0...), mais qui ont aussi besoin d’échanges physiques avec d’autres acteurs économiques aux profils complémentaires.
Le bouleversement du numérique conduit à une remise en question profonde de la façon de penser le travail : les nouvelles technologies permettent d’expérimenter et développer de nouvelles formes de travail (nomadisme, télétravail, intrapreneuriat, travail indépendant…).

En outre, l’urbanicité croissante (75% de la population mondiale vivra en ville d’ici 2050) induit la nécessaire prise en compte des enjeux de mobilité du travailleur et de son environnement digital.

À côté de ce nouveau réseau d’acteurs qui conçoivent les usages de demain, les grands quartiers d’affaires (la City, la Défense…) semblent en décalage avec ce modèle naissant fondé sur la flexibilité, l’échange, l’open innovation et la sérendipité.

Dans sa dernière étude, l’Apur s’interroge sur la fin des tours monofonctionnelles et cloisonnées, alors que la nouvelle génération de décideurs est en quête d’espaces plus proches de l’univers de la maison.

Une autre tendance se dessine : la recherche, y compris par les grands groupes, de solutions d’occupation précaires dans des espaces collaboratifs permettant de moduler les surfaces en fonction des besoins réels du moment (bail 3/6/9 jugé trop contraignant).

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