Intelligence Artificielle : Pourquoi sommes-nous tous concernés ?

 

Si vous parlez à votre frigo, soit vous passez pour un allumé soit pour un geek averti. Si vous dialoguez avec l'assistant virtuel de votre téléphone ou de votre ordinateur, vous l'êtes un peu moins et c'est certainement parce que Microsoft, Apple, ou Google ont bien fait leur travail d'évangélisation !

Ces assistants virtuels basés sur de la reconnaissance vocale à l'instar de Cortana (Microsoft), Siri (Apple), Alexa (Amazon) cachent de l’Intelligence Artificielle (IA). Derrière leurs petits noms, se joue en réalité une compétition exacerbée que se livrent les acteurs économiques de notre monde et en particulier les GAFA. Ces derniers ont investi massivement dans des laboratoires dédiés à l'IA. Bien sûr, les start-up tirent leurs épingles du jeu et essaiment leurs technologies dans l'ensemble des filières que ce soit dans l'éducation, la santé, le marketing, le recrutement, la voiture autonome...Aux Etats-Unis, ce ne sont pas moins de 142 start-up qui ont été rachetées en l'espace de 6 ans.  Cette « Révolution » pourrait dépasser largement les précédentes évoquées autour du cloud et de la nanotechnologie même si certains protagonistes souhaitent se montrer prudent :

"Il est difficile d’exagérer, la taille de l’impact que l’IA va avoir sur la société au cours des 20 prochaines années" nous dit le PDG d’Amazon Jeff Bezos.

L’intelligence Artificielle…Mais de quoi parle-t-on au juste ?

L'intelligence artificielle serait le résultat de techniques scientifiques algorithmiques associées à des technologies informatiques programmatiques de plus en plus sophistiquées. Marvin Lee Minsky, l'un des pères fondateurs de l'IA, la décrivait comme " la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique".

Ce qui n'était qu'un doux fantasme, il y a encore une décennie, devient réalité au fur et à mesure de la maturité de certaines technologies. Certes, les méthodes algorithmiques avaient déja germé depuis plus de 50 ans mais restaient limitées dans leur mise en oeuvre à cause de la puissance mémorielle du cerveau humain. Depuis, le Big Data est passé par là et a permis de révéler le potentiel de l'IA. Concrètement, il faut l'agrégation d'un très grand nombre de données avec un traitement mathématique pour établir des corrélations précises et fiables.

Yann le Cun, un des pionniers en France du deep learning,("la technique d'apprentissage" la plus aboutie de l’IA) n’en revient toujours pas : « Je n'ai jamais vu une révolution aussi rapide. On est passé d'un système un peu obscur à un système utilisé par des millions de personnes en seulement deux ans. ».

La puissance des ordinateurs actuels, combinés à la masse de données désormais accessibles, a multiplié l'efficacité du deep learning.

Les premiers succès de l'intelligence artificielle :

Certains exemples symboliques ont contribué à la renommée de l’IA comme lorsque l'algorithme AlphaGo de la start-up Deepmind a mis KO le champion du monde du jeu de Go (jeu de plateau populaire en Chine) ; Plus stupéfiant encore, lorsque l’intelligence artificielle d’IBM Watson perça à jour une leucémie rare après avoir analysé quelques 400 millions d’archives médicales en 15 secondes !

Enfin qui ne connait pas les frères humanoïdes Pepper et Nao developpés par l’entreprise isséenne Softbank Robotics et désormais célébres.

L'impact de l'IA sur les filières d'activité :

Mais au-delà de ces expérimentations médiatiques se joue en coulisse l’avenir de certaines filières métiers. De multiples professions sont et seront de plus en plus impactées comme la santé, le recrutement, la sécurité, le BTP, la construction automobile et navale….L'approche marketing, par exemple, devrait radicalement changer dans les années à venir avec l'arrivée des robots conversationnels appelés "chatbots" qui promettent une relation directe et personnalisée avec les consommateurs. Cette transposition s'appliquera également dans d'autres secteurs avec pour conséquences de rendre obsolètes une partie des compétences métiers jusqu'alors pratiquées.

Conscient des enjeux,  le gouvernement a annoncé au début de l’année le lancement de « France IA »  afin de faire de notre pays, la terre d'accueil européenne de l'IA. Les recommandations issues de ce plan stratégique ont permis de révéler les opportunités qu’offre l’IA dans la formation de futurs talents et dans les possibles transferts de compétences métiers et technologies. L’écosystème français peut déja capitaliser sur l’excellence de son savoir-faire académique en mathématiques et en informatique. Plusieurs pépites nationales ont d’ailleurs vu le jour dans les incubateurs des grandes écoles (Ecole Polytechnique, ENS, Les Mines...) ou dans des accélérateurs de start-up.

L'intelligence artificielle nous promettrait donc un avenir meilleur ?

Pour l’instant, l’intelligence artificielle en reste encore au stade des promesses. La majorité des technologies sont opérationnelles pour la reconnaissance contextuelle d’images, de vidéos ou de sons mais reste limitées à un problème spécifique (détection de fraudes bancaires, conduite automatique, traduction automatique, etc.). Il faudra donc encore attendre quelques années avant que ces technologies ne soient commercialisées plus massivement.

Pas de quoi alimenter donc le fantasme d'un scénario d’auto-destruction à la Terminator ou tomber amoureux de son smartphone comme dans le film Her.  Toutefois, certains scientifiques souhaiteraient limiter l'utilisation de l'IA à l’instar de Bill Gates et de Steve Wozniak afin de se prémunir  des risques inconsidérés de ce type de technologie.  Une évolution informatique certes mais pas encore le grand soir de l’IA !

 

La France regorge de pépites tech qui intègrent l'IA dans leur modèle économique. Parmi elles, les start-up de Grand Paris Seine Ouest ne sont pas en reste. Nous en avons sélectionné 3 qui oeuvrent chacune dans leur domaine :

 

 

Boulogne-Billancourt

La start-up, accompagnée par Seine Ouest Entreprise dans le cadre de son financement, à conçu pour la SNCF un robot autonome prénommé Baryl. Sa fonction est de sensibiliser les voyageurs en gare afin qu'ils jettent leurs déchets. Baryl est capable de reconnaître les gestes d’appel et de jet à l’aide d’une caméra Kinect

 

Boulogne-Billancourt

En france, 20% des élèves arrivent en classe de 6ème avec un niveau de lecture insuffisant pour suivre correctement leur scolarité. C’est en partant de ce constat, que la start-up a allié intelligence artificielle et psychologie cognitive pour faire en sorte que chaque enfant puisse apprendre à lire à son rythme.

 

 

Boulogne-Billancourt

La start-up a mis au point une solution d'intelligence artificielle qui permet aux recruteurs de prédire quel serait le prochain candidat à recruter parmi des milliers de candidatures. La solution centralise les CV reçus afin de les analyser en profondeur

 

 

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